Macron aime la galette ! Frangipanade à l'Elysée

Il est naturel qu’un ancien banquier d’affaires aime la galette, et particulièrement la galette à l’oseille. Tradition oblige, Jupiter Macron a dû se contenter de celle, fourrée à la frangipane, qu’avaient préparée les pâtissiers de l’Elysée. Mais une galette d’une circonférence à faire pâlir d’envie Pantagruel ! Une vraie galette des rois de la Ve République – au paradoxe près. Car il faut bien dire, au risque de fâcher le prude Mélenchon, que cette pâtisserie porte un double symbole, ni très démocratique, ni très laïciste. Elle honore la mémoire de monarques astronomes qui s’étaient mis en tête de suivre une étoile pour aller adorer le Dieu des chrétiens, créchant dans une mangeoire. Pour un chef d’Etat laïc, c’est presque aussi osé, reconnaissons-le, que de prendre le goupillon pour bénir le corps d’une idole des jeunes à la Madeleine…

On lui a rapporté que ces braves rois mages avaient offert de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Il aurait bien gardé l’encens pour lui-même et confisqué l’or au nom du fisc, mais n’ayant trouvé ni l’un, ni l’autre, il reste les contribuables dans sa ligne de myrrhe. Il n’en a pas moins posé pour la photo devant le gâteau symbolique, avec son sourire prêt à mordre et son petit couteau.

Il paraît qu’il n’y a pas de fève ni de sujet dans la galette de l’Elysée. Tant mieux, voilà qui aura évité à Brigitte de passer sous la table, avec Némo le bon corniaud, pour dire à qui cette part-ci et à qui celle-là. Il n’est d’ailleurs pas besoin de sujet pour savoir qui est le roi des Macrons : la couronne revient de droit à Emmanuel ; quant aux Français, dans la frangipanade jusqu’au cou, il ne leur laissera, s'ils sont sages, que la fève à manger.