Où Marlène troque la lutte des classes pour la lutte des chambres

Marlène Schiappa ne sait plus où donner de la voix, passant de la lutte contre l’excision à celle pour les quotas de femmes dans tous les domaines, et – sa dernière marotte – pour la défense des droits des femmes de chambre, qui « ne doivent plus être invisibles ». J’en connais au moins une qui aurait sûrement bien voulu l’être au mois de mai 2011, dans un Sofitel new-yorkais où logeait un cacique du PS...

Pourquoi les femmes de chambre, plutôt que les femmes de ménage, par exemple ? Mystère. Peut-être Boubourde a-t-elle croisé une femme de chambre dans un hôtel de luxe, et pas la femme de ménage ? De même, pourquoi seulement les femmes et pas les hommes de chambre, pour respecter les fameux quotas (qui doivent bien marcher à l’envers) ?

À l'avenir, faudra-t-il envisager, pour organiser les luttes, des quotas de femmes de chambre excisées ?

En tout cas, Marlène peut être heureuse, l’Éducation nationale s’est mise au diapason en posant aux candidats au baccalauréat littéraire (épreuve scientifique) une question insolite : « Expliquez la présence de testicules chez cette jeune fille ». Tous les élèves qui ont répondu qu’il s’agit d’une personne de nationalité brésilienne en CDI au Bois de Boulogne méritent un zéro. En effet, comme l’a expliqué dans la presse une enseignante de SVT à Ipécom Paris, le sujet est sérieux et « parfaitement en accord avec l’actualité et la réflexion contemporaine sur le genre », ce qui est d’autant plus intéressant que la théorie du genre, comme les races, n’existe pas. M’est avis, pourtant, que cette enseignante se trompe. L’exemple de cette jeune fille démontre simplement l’excellence des théories de Boubourde sur les quotas.