La France devient folle


Ça c’est Paris, le gay Paris, tagada tsoin-tsoin ! Avec le retour de la « gay-pride » le 30 juin, les folies sont de retour. Dans le très chic quartier du Marais, naguère habité par de nombreux israélites et aujourd’hui peuplé d’une population pas très hétéro-gène, la mairie de Paris a choisi de s’associer à l’événement en peignant les "passages piéton" aux couleurs de l’arc-en-ciel, qui symbolisent dans la Bible l’alliance de Dieu avec les hommes, mais ont pris une toute autre signification depuis que les homosexuels en ont fait leur drapeau. Or, ces couleurs « LGBT » ayant été taguées par certains mauvais sujets auxquels la peinturlure déplaisait, Anne Hidalgo, provisoirement maire de Paris, a décidé, non seulement de les restaurer, mais de les rendre permanentes. Cette ghettoïsation volontaire des homosexuels dans le Marais m’étonne un peu. Du moins, grâce à Hidalgo, les contribuables parisiens savent-ils ainsi qu’ils l’ont dans le… baba.

Pour ne pas être en reste, l’Assemblée nationale avait accroché deux grands drapeaux arc-en-ciel sur sa façade. L’un de ces symboles de la conversion de la représentation nationale à la pénétration par le modernisme, qui restera dans les annales, a été déchiré, par un militant d’extrême-droite – dit-on –, menacé de poursuites pour ce délit « homophobe ».

Mais au fond, ne serait-il pas plus simple d’interdire ce que l’on appelait voilà quelques décennies la norme et que notre modernité a renommé « hétérosexualité » ? La République indiquerait ainsi clairement le fondement de ses mœurs politiques aux citoyens indécrottables qui n’ont toujours pas compris à quoi sert un électeur.

Cet article a également été publié dans Minute, le 4 juillet 2018.