La fin d’une présidence du tonnerre


En 2012, dès l’entrée en fonction du président Hollande, le ciel avait laissé entrevoir aux Français ce qui les attendait. Dans la Rome antique, les augures y auraient vu un mauvais présage : dès son premier voyage à l’étranger – pour aller prêter l’hommage vassalique à la chancelière allemande Angela Merkel, comme envisage aujourd’hui de le faire son dauphin, Emmanuel Macron –, l’avion du nouveau président avait été foudroyé en vol. On eut le sentiment que le nouvel Elyséen n'allait pas être un foudre de guerre, ce que la suite du quinquennat confirma en dépit de ses attitudes volontiers belliqueuses. La présidence de Hollande fut placée à tous égards sous le signe de la pluie. Il semblait que le ciel dût tomber sur nos têtes de Gaulois.

Dans quelques jours, le 12 ou le 13 mai, Flamby quittera enfin le palais de l’Élysée transformé un temps en annexe de la rue du Cirque. Quel que soit celui ou celle qui lui succédera, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen, les Français auront au moins ce motif de satisfaction. Et à défaut de sabrer le champagne (pas sûr que l’événement vaille la dépense…), ils feront au moins péter le champomy.

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