Les obscurités de Marlène

Je soupçonne les chefs de gouvernement successifs d’être de pratiquer une forme de misogynie fourbe et dissimulée, quoique redoutablement efficace. Cette misogynie s’exprime et se révèle, me semble-t-il, dans le choix, pour assumer les délicates fonctions de ministre des Droits des femmes ou de secrétaire d’Etat chargé* de l’Egalité entre les femmes et les hommes, d’excitées hallucinées, comme la môme Rossignol sous le vizirat de Manuel Valls, ou de bécasses babacoules à l’image de Marlène Schiappa sous celui d’Edouard Philippe. Dernière bourde en date, celle-ci a saisi l’occasion d’un colloque sur le transhumanisme organisé à l’Assemblée nationale par Marie-France Lorho, député du Vaucluse,

En brèves

Epiphanie féministe L’AFP fourre les galettes d’une farce féministement correcte. Le 13 janvier, l’agence a publié un tweet ainsi rédigé (les deux fautes de grammaire comprises) : « Brigitte et Emmanuel goûte à la traditionnelle galette des roi et des reines à l’Elysée hier. » Nonobstant les fâcheries de l’auteur du message avec le pluriel, la « tradition » qu’il évoque est suffisamment repeinte aux couleurs idéologiques de notre époque pour interloquer Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint du Figaro Magazine : « J’ai un trou : comment s’appelaient les reines mages, déjà ? ». Melchiorette, Gasparine et Balthazarde sont attendues à la Crèche… Mais en ces temps de balancetonporc, est-il b

Macron s’en va-t-en guerre

Jupiter se prend-il pour le pape ? En adressant ses vœux aux militaires, Emmanuel Macron leur a lancé : « N’ayez pas peur ! » L’été dernier, il leur avait déjà affirmé qu’il les protégeait… Avec des assurances pareilles, on peut partir faire la guerre le cœur en paix ! Le malheureux épisode du général de Villiers est oublié : moins d’un mois après Noël, Macron distribue aux soldats des rations de cadeaux sous forme de promesses : un effort budgétaire « inédit et incomparable » sera consenti pour la Défense, annonce-t-il. Incomparable à quoi ? On ne sait trop. Par ailleurs, le « service national universel sera mené à son terme, il entrera à bon port », annonce le président. Voilà qui fera pla

Ah ! si Carmen était un homme...

« … Si tu ne m’aimes pas, je t’aime, et si je t’aime, prends garde à toi ! » Ce célèbre avertissement de Carmen à Don José, que la bohémienne séduisante et séductrice conduit à renoncer à sa famille, à la jeune fille qu’il aimait et à son devoir de soldat pour s’acoquiner avec des malfaiteurs, avant de le tromper, de le bafouer et de le pousser au crime, prend en ces temps de féminisme aigu une autre signification que dans l’opéra de Bizet et la nouvelle de Mérimée dont celui-ci est tiré. Le Teatro del Maggio, à Florence, a posé sans détour cette grave question : au lendemain de l’affaire Weinstein, est-il possible de mettre en scène un spectacle dans lequel l’héroïne se fait assassiner par

80 kilomètres heure, plus une Borne !

Pas plus de 80 à l’heure sur les routes nationales : ainsi en a décidé le gouvernement, tandis que le ministre des transports, Elisabeth Borne, regrette que l’Etat-nounou ne contrôle pas mieux les Français. Je songe à acheter un fiacre ou un tilbury, et deux chevaux sous l’attelage et non plus sous le capot. C’est « tout bénéf » : je ferai des économies, puisque le picotin n’est pas frappée par les taxes sur le carburant ; j’échapperai au reproche qui m’est fait de saloper la planète avec des particules fines (si je roule au diesel) ou d’attaquer la couche d’ozone (si je roule à l’essence) ; et d’ici quelques années, au train où vont les choses, il m’arrivera probablement de doubler une auto

Macron aime la galette ! Frangipanade à l'Elysée

Il est naturel qu’un ancien banquier d’affaires aime la galette, et particulièrement la galette à l’oseille. Tradition oblige, Jupiter Macron a dû se contenter de celle, fourrée à la frangipane, qu’avaient préparée les pâtissiers de l’Elysée. Mais une galette d’une circonférence à faire pâlir d’envie Pantagruel ! Une vraie galette des rois de la Ve République – au paradoxe près. Car il faut bien dire, au risque de fâcher le prude Mélenchon, que cette pâtisserie porte un double symbole, ni très démocratique, ni très laïciste. Elle honore la mémoire de monarques astronomes qui s’étaient mis en tête de suivre une étoile pour aller adorer le Dieu des chrétiens, créchant dans une mangeoire. Pour

« C'est ce qui m'a contraint de librement écrire,
Et, sans piquer au vif, me mettre à la satire. »
           Mathurin Régnier
« Mieux est de ris que de larmes escripre,
Pour ce que rire est le propre de l'homme. »
                       Rabelais
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